Accepter et aider sans condition, sans jugement

Je me suis penchée sur la question du jugement et des conditions que l’on mettait à considérer ou à aider l’autre.

Est-ce que l’aide, l’acceptation de l’autre sont uniquement fruit d’un jugement, d’une comparaison, de critères personnels ?

Si l’on prend l’exemple le plus extrême de 2 personnes malades : les deux sont atteintes d’un cancer. L’une l’a eu sans raison déterminée et l’autre parce qu’elle a fumé pendant des années. Allez-vous choisir d’aider l’une plutôt que l’autre ? Les médecins peuvent-ils déconsidérer la personne fumeuse parce qu’au fond « elle l’a bien cherchée » ?

Vous allez me dire « non, le médecin ne peut pas faire ça ». Mais au fond, vous pensez peut-être qu’après tout pourquoi payer la sécurité sociale pour cette personne qui consciemment s’est tuée à petit feu…

En sortant de ce cas extrême, nous sommes tous les jours confrontés à des situations de jugements. Nous jugeons les gens en fonction de nos propres critères de valeurs (ce qui est humain) mais ce qui devient problématique c’est que ces jugements influencent notre façon d’être avec ces personnes. Ces jugements déterminent notre attitude et le notre volonté à aider ou pas les autres.

 

Prenons un exemple plus proche du quotidien :

Vous avez envie d’aider une amie qui se trouve dans une situation difficile, mais en y réfléchissant vous vous dites qu’après tout elle s’y est mise toute seule dans cette situation, alors elle n’a cas se débrouiller. Vous êtes dans le jugement de la personne et de ses actions passées. Et au final, vous réprimez votre instinct de lui venir en aide.

Ou encore si votre sœur vous demande de la dépanner financièrement, mais que vous refusez parce que vous savez très bien que si elle est à sec c’est parce qu’elle dépense tout son argent en shopping… Un autre jour, vous donnez de l’argent à un clochard dans la rue. Vous jugez que l’un est plus méritant que l’autre.

Si vous choisissez de faire un chèque à la croix rouge plutôt qu’à une association d’aide à la réinsertion de prisonniers, vous êtes dans le jugement de valeur.

Mais si l’on pense ainsi, on ne devrait aider absolument personne ! Et pour cause, chaque personne est responsable de sa vie. Toutes ces personnes se sont mises toutes seules dans ces situations, quelles qu’elles soient.

Seuls les aléas de la naissance et certains aléas biologiques ne sont pas des choix. Mais malgré ces états de fait, il est toujours possible de s’en sortir et de faire ses propres choix.

Il est impossible d’analyser impartialement la situation dans laquelle se trouve une personne en passant par notre propre filtre de pensée.

Vous jugez les femmes battues qui restent avec leur mari qui les bat ; vous jugez les personnes à faibles revenus qui font des crédits pour s’acheter un grand écran plat ; vous jugez les familles pauvres qui continuent à faire des enfants ; vous jugez les personnes qui se plaignent alors qu’elles ont (apparemment) tout pour être heureuse ; vous jugez les personnes qui ne pensent pas comme vous…

Chaque personne est composée de sa base de naissance, de son éducation, de son vécu et de son libre arbitre. En mélangeant tout ça, on obtient des personnalités, des façons de voir les choses qui sont différentes. Chacun d’entre nous est unique.

Qui êtes-vous pour décréter que votre façon de penser est la meilleure. Quand vous jugez que c’est bien ou que c’est mal, c’est uniquement à travers votre filtre. Il n’y a aucune vérité incontestable là dedans.

Il faut accepter que tout ne soit pas noir ou blanc. La vie est faite de multiplicité de nuances et c’est d’ailleurs ce qui en fait sa richesse.

Alors, ne jugez pas, émettez une opinion, votre opinion sans jugement de valeur. Acceptez cette diversité et ne cédez pas à la facilité de l’avis tranchant et fermé.

 

C’est la même chose pour offrir son aide : quand vous en avez envie et que vous avez la possibilité d’aider, faites-le. Faites confiance à votre instinct de solidarité. Ne jugez pas le passif de la personne ou même ce qu’elle fera à l’avenir. Ce qui compte c’est la situation présente.

Quand on offre son aide, on ne demande pas de justification, ni de garantie, ni même de retour. L’aide doit être sincère et dépourvue de toutes arrières pensées. Sinon cela ne s’appelle plus de l’aide, mais de la stratégie…

Oubliez les phrases telles que :

–       Si je l’aide une fois, je serais obligée de l’aider de nouveau.

–       Si je lui prête (ou donne) ça, elle n’en fera pas bon usage.

–       Je préfère aider ceux qui le méritent vraiment…

 

N’instrumentalisez pas vos rapports humains, faites confiance à votre instinct qui vous mènera vers les bonnes personnes.

Pas besoin d’analyses poussées pour se rendre compte si une personne vous utilise ou abuse de vous. Vous n’aurez naturellement plus envie de l’aider ou de la fréquenter. Inutile de vous donner des excuses.

Aujourd’hui, on accepte mal de ne pas tout expliquer, de ne pas pouvoir tout verbaliser. On veut connaître la raison, se rassurer avec une explication.

Il est bon d’analyser, mais pour garder l’équilibre il est aussi nécessaire de se faire confiance et d’accepter de ne pas tout contrôler.

 

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