Quand le corps prend la parole

Beaucoup d’entre nous sont d’accord avec le fait que notre esprit peut énormément influer sur notre corps. On le dit souvent : « tout est dans la tête ! »

Mais il ne faut pas oublier que l’esprit est nourri par le corps. L’un ne va pas sans l’autre. Si l’on ne prend pas soin de respecter les besoins essentiels du corps, il prendra le dessus. C’est une façon pour lui de nous faire passer un message.

 

Comment faire quand le corps l’emporte sur l’esprit et arrive à complètement nous changer. Nous avons tous plus ou moins été victimes de ce dépassement de l’esprit par le corps. Voici quelques exemples de situations où le corps prend la parole.

 

La fatigue

 

Privé quelqu’un de sommeil était utilisé comme un moyen de torture. Manquer de sommeil peut rendre fou.

Mais sans aller jusque-là, dans la vie de tous les jours, nous avons tous un souvenir d’un changement de perception et de réaction causées par une grosse fatigue.

Lorsque l’on est dans un état de fatigue avancée, notre perception des choses changent. Nos 5 sens sont exacerbés. Tous nous semblent plus forts, les distances sont appréciées différemment, les lumières nous éblouissent… Nos réactions sont totalement différentes.

Nous sommes susceptibles, agacés, agressifs… ou complètement amorphes. Nous changeons littéralement de personnalité !

L’exemple le plus marquant est le jet lag. Après des heures de vol et de décalage horaire, les souvenirs de nos premières heures d’arrivée ou de retour sont parfois flous voir comiques ! C’est plus fort que nous, notre corps prend le contrôle sur notre esprit. En manque de sommeil l’esprit ne peut plus fonctionner correctement, votre subconscient essaiera par tous les moyens de vous faire entendre raison.

 

L’alcool

 

On retrouve les mêmes conséquences que la fatigue. Après l’euphorie du verre d’alcool, s’en suit généralement une phase de fatigue.

Pendant la phase d’euphorie, nous sommes extrêmes dans tous. On rit exagérément, on est trop franc, voire agressif. On a plus de filtres, tout sort en version brut !

Il y a d’ailleurs débat entre ceux qui estiment que ce qui est dit en étant alcoolisé est le vrai sentiment exprimé et ceux qui pensent le contraire. Je n’ai pas d’opinion tranchée, mais il me semble que parfois la vérité jaillie dans ces circonstances…

De plus, il n’est nullement besoin d’être ivre pour ressentir cette perte de contrôle réactionnelle. Donc prudence sur le choix des occasions et des personnes présentes.

 

Les hormones

 

Comment ne pas parler des hormones quand on parle de changement d’humeur. Je pense d’ailleurs que dans tous les cas de changement de personnalité, que ce soit à cause du manque de sommeil ou d’autre chose, les hormones doivent très certainement entrer en jeu. Nous ne sommes qu’une suite de réactions chimiques.

Les femmes sont particulièrement touchées à certaines périodes du mois. Les hommes nous exaspèrent quand ils nous font la réflexion, mais ils ont bien souvent raisons !

Plus directe, plus colérique, plus impatiente, plus « fofolle », notre personnalité change en fonction des pics hormonaux.

Les changements hormonaux ont d’ailleurs court tous au long de nos vies, hommes comme femmes.

À l’heure de la ménopause et de l’andropause, les comportements hommes femmes évoluent. En baisse de testostérone, les hommes deviennent plus flexibles, plus effacés. Alors que les femmes subissent l’évolution inverse. En plus des poils à la barbe qui poussent, elles deviennent autoritaires et inflexibles. Je ne veux pas faire là de généralité, mais je suis sûre qu’en lisant ces lignes, l’image d’un couple de personnes âgées vous apparait !

On pourrait trouver d’autres occasions de changement de personnalité dû aux manifestations du corps (maladies, faim, sport excessif, stress…). La détresse du corps sait s’inviter dans notre esprit à ces différentes occasions.

Alors, comment faire pour gérer ces situations au mieux malgré cette démonstration de puissance du corps.

 

En avoir conscience

 

C’est la première chose à faire.

Le corps est un organisme vivant ayant besoin de soins constants. Nous ne sommes pas des machines. Notre corps est notre allié pas notre ennemie. Le corps comme l’esprit demande la même attention.

Oui nous sommes soumis à des variables physiologiques qui parfois nous dépassent. Il est possible que nos perceptions et nos réactions soient biaisées.

Nous ne sommes pour autant pas obligés de faire subir ces changements d’humeur à notre entourage. Ce n’est en aucun cas une excuse à partir du moment où l’on en a conscience.

À partir de cette prise de conscience, notre esprit reprend les commandes !

 

Limiter les occasions

 

Très simplement, le corps vous rendra ce que vous lui donnerez. Donnez-lui ce dont il a besoin. Ce sont des choses simples : une bonne nourriture, une bonne hygiène, du repos, de l’exercice…

Ne soyez pas dans les excès, ce n’est jamais bon ni pour le corps, ni pour l’esprit.

Pour les problèmes hormonaux, faites vous suivre régulièrement en faisant des prises de sang qui vérifieront les dosages. Parfois, on associe les réactions d’une personne à un mauvais caractère alors qu’il s’agit peut-être d’un déséquilibre hormonal non dépisté.

 

Anticiper

 

Quand on sait qu’à une occasion on risque de se trouver dans une situation qui mettra notre corps à l’épreuve, il faut anticiper.

Il s’agira de littéralement prévenir son esprit pour qu’il puisse renforcer son contrôle et analyser différemment la situation.

Puis de prévoir : mangez quelque chose avant si vous savez que vous allez boire, prendre des cafés ou des cachets de vitamine C effervescents pour tenir toute une soirée, respirer des huiles essentielles calmantes quand l’excitation monte trop…

 

Relativiser

 

Quand une connerie nous échappe pour cause de fatigue ou de stress, on s’excuse tout de suite et on relativise sans culpabiliser.

La meilleure des solutions pour moi, c’est de rire de ces situations et de toujours tenter de rester positif. « Je suis crevée et j’ai envie de tout envoyé baladé », je me pause 1 min, j’en rigole et je mets mon esprit en avant en prenant soit la décision de continuer, soit d’arrêter. Mais dans la sérénité et la conscience.

Évitez de vous enflammer quand vous vous sentez en fragilité, c’est souvent votre perception qui est déformée.

Ne prenez pas pour argent comptant ce que peuvent vous dire des personnes qui seraient dans un état similaire. Là aussi, relativisez !

Gérer ces situations tout en acceptant de ne pas pouvoir tous contrôler, c’est une grande satisfaction personnelle et en même temps un soulagement pour l’entourage !

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Commentaires

  1. Tout n’est pas dans la tête. L’estomac est considéré comme le second cerveau.

    Le système parasympathique agit aussi beaucoup.

    Quand le corps prend la parole n’est-ce pas aussi un automatisme que l’on a en soi ?
    Peut-être que l’on peut en apprendre d’autres ?

    Ne peut-on pas veiller plus tard, voire ne pas dormir quand on est passionné par quelque chose ?

    Or, la passion n’est qu’une perception…

    À méditer.
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