Pilule, THS, les traitements hormonaux en question

Pilule, THS (traitement hormonal de substitution), des millions de femmes suivent un traitement hormonal quotidiennement. Avec l’affaire de la pilule Diane 35, scandale plus médiatique que médical, les interrogations sur les traitements hormonaux ont refait surface.

 

Les hormones régissent notre corps, elles sont là pour le réguler, mais leurs influences sur l’organisme peuvent aussi se retourner contre lui. L’équilibre hormonal est d’une grande importance pour garder une bonne santé et ne pas développer des maladies parfois graves.

 

Depuis que l’on a pu reproduire des hormones de synthèses, de nombreux cas de déficiences hormonales ont pu trouver un remède efficace, presque miraculeux.

Après les traitements des maladies, le développement des recherches a aboutie aux traitements pour contrôler les cycles féminins. Puisque ce sont les hormones qui dirigent les cycles, avec les hormones de synthèse il est possible de faire croire au corps un peu ce que l’on veut. C’est devenu ce que l’on connaît aujourd’hui : des pilules contraceptives et des traitements hormonaux pour gérer la ménopause.

 

Mais la pilule n’a que 40 années d’existence et les traitements substitutifs sont arrivés au milieu des années 70. Il y a donc une seule chose qui soit sure en matière de traitement hormonal, c’est que l’on n’a pas assez de recul pour connaître les conséquences à long terme.

Je dis que c’est la seule chose, parce qu’à part ça, les études se multiplient et n’apportent pas tous les mêmes résultats.

Il est donc légitime de se poser des questions. On n’a pas assez de recul, les études sont contradictoires, les médecins changent leurs discours tous les 5 ans et il n’y en a pas un qui dit la même chose…

 

Ce qui disent les études

 

La prise d’hormones diminue les risques :

–          De cancer des ovaires,

–          De cancer de l’endomètre,

–          De cancer du côlon,

–          De maladies cardiovasculaires.

 

La prise d’hormones augmente les risques :

–          De cancer du sein,

–          De cancer du col utérin,

–          De cancer du foie,

–          De maladies cardiovasculaires,

–          De maladies veineuses.

Tous ces bénéfices/risques s’entendent si les hormones sont microdosées et d’origine humaines.

Vous aurez très certainement remarqué que les risques cardiovasculaires se trouvent dans les pour et les contre. Ceci est le résultat d’études qui ne sont pas d’accord et il faut le dire, cela décrédibilise pas mal le reste.

 

On se retrouve face à des choix impossibles :

Si on prend la pilule, on a moins de risques de développer certains cancers, sans oublier les bénéfices premiers de la pilule :

–          C’est le moyen de contraception le plus fiable,

–          Elle permet de contrôler ses cycles. La durée est régulière, et il est même possible de ne plus avoir de période de saignement du tout.

–          Elle réduit les saignements,

–          Elle permet de ne pas avoir trop de douleurs abdominales,

–          Elle réduit les effets indésirables (bouffée de chaleur, irritabilité…),

–          certaines permettent même de réduire l’acné et d’éviter la chute de cheveux.

 

Pour le traitement substitutif de préménopause ou de ménopause, les avantages seront surtout dans la réduction des effets indésirables (bouffée de chaleur, irritabilité, baisse de la libido…) et aussi dans une meilleure prévention de l’ostéoporose.

 

Oui, mais en prenant ces hormones, on augmente le risque de développer certains autres cancers. Sans oublier les autres effets non encore connus.

 

Alors, on fait quoi ?

 

Certains auront tôt fait de dire, il n’y a qu’à pas prendre de traitement hormonal. Il ne faut pas chambouler ce que la nature a fait.

Cela peut en effet être une solution. Mais est-il possible de tenir ce genre de discours aujourd’hui ? Sans parler de la contraception et de la liberté des femmes, puisqu’il existe d’autres moyens de contraception (et qu’on pourrait un peu partager cette responsabilité avec les hommes…), mais plutôt de la notion de « rester nature ».

Comment peut-on rester nature et ne pas chambouler notre équilibre hormonal, quand pratiquement tout ce que l’on mange et ce que l’on touche aujourd’hui est composé de perturbateurs endocriniens.

Entre les poissons et les viandes aux hormones, la terre qui est polluée, les produits d’hygiène et de cosmétiques qui sont composés de produits chimiques. Vous croyez vraiment que l’on est encore maître de notre équilibre hormonal même quand on ne prend pas de traitement.

 

Et si en ne prenant pas d’hormones, on passait à côté de la plus grande avancée médicale de ces dernières années. Et si dans quelques années on nous annonçait que les personnes qui ont pris des traitements hormonaux vivent plus longtemps et en meilleure santé. C’est d’ailleurs déjà le cas avec une étude réalisée sur un suivi de femmes pendant 36 ans.

Mais on peut effectivement envisager les hypothèses inverses. Et si dans quelques années on nous annonçait qu’il ne fallait pas prendre de traitements hormonaux ou qu’il aurait fallu respecter une durée maximale de prise de traitement.

 

Aujourd’hui on en est là

 

À croire que les chercheurs sont Normands, ils nous disent « peut-être bien que oui, peut être bien que non ». Les avis sont partagés. Si vous allez voir plusieurs gynécologues, ils vous tiendront soit un discours opposé, soit ce qui est le plus en plus le cas, ils vous avoueront ne pas savoir eux-mêmes quoi faire.

Et nous dans tout ça, on est complètement perdu. C’est à nous de décider si oui ou non on veut être sous hormones.

 

Beaucoup de questions restent sans réponses. Voici les quelques réponses que l’on nous donne aujourd’hui :

  •  À la question y a-t-il une baisse de la fertilité voir un risque de stérilité suite à une prise prolongée de la pilule ?

La réponse est non. L’organisme retrouve ces facultés de procréation juste après l’arrêt de la pilule (ce qui explique aussi les « accidents » de pilule).

  • À la question y a-t-il une durée maximale de prise de pilule ou de THS ?

La réponse est non. Si le suivi est bien effectué régulièrement (frottis, mammographies, prises de sang).

  • À la question faut-il faire des pauses dans les prises hormonales ?

La réponse est non. Il est plus dangereux d’arrêter et de reprendre entre 2 relations. Les risques encourus lors de la première prise hormonale se répètent après chaque « pause ». Il est préférable de continuer même sans risques de grossesses involontaires.

  • À la question la prise d’hormones augmente-t-elle les risques de développer des cancers ?

La réponse est oui. Rapportez-vous à la liste ci-dessus.

  • À la question la prise d’hormones protège-t-elle de certains cancers ?

La réponse est oui. Voir la liste ci-dessus.

  • À la question la prise d’hormones favorise-t-elle les risques veineux et cardiovasculaires ?

La réponse est oui. Mais ça ne date pas d’hier et cela concerne un petit pourcentage de femmes.

 

On voit bien que la prise de la pilule n’est plus uniquement une décision liée à un choix contraceptif. Beaucoup de jeunes femmes ce la voit prescrire dès les premières années de leurs règles pour soulager des règles douloureuses. Certaines femmes prennent la pilule pour leur action anti acnéique. Et d’autres la prennent sans discontinuer pour le confort que cela apporte.

Les THS sont là pour pallier à ce que la nature met en déclin peut-être un peu prématurément au vu de l’évolution de la vie et font partie d’un vrai progrès médical pour le confort de vie.

 

Les traitements hormonaux, véritable révolution médicale pour le grand public ou déviance dans la course au contrôle du corps ?

Au vu de la complexité du sujet, il n’y a pas de bon ou mauvais choix.

La pilule a un ratio bénéfices/risques plutôt positif si l’on ne présente pas de contre indications (tabagisme, troubles veineux et cardiovasculaires) et si l’on est bien suivi par son gynécologue.

Les THS sont plus controversés, mais ils permettent à tellement de femmes (et d’hommes) de vivre mieux et plus longtemps en bonne santé.

 

 

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Commentaires

  1. Bonjour !

    Tout produit de synthèse est potentiellement cancérigène (pour les chimistes : isomères levogyres et dextrogyres).

    Si les hormones sont naturelles, sachez qu’elles viennent de Chine, avec tous les « bons contrôles » que cela implique.

    Donna Eden, dans Médecine énergétique au service de la femme explique sa solution naturelle pour ce genre de problème.
    Elle a la faculté de voir les énergies du corps et connais donc l’impact de ces hormones.
    Michel de Changer Gagner Articles récents…Connaissez-vous l’hypnose de rue ?My Profile

  2. difficile comme vous dite d’avoir assez de recul, ceci étant tellement d’études converge sur le sujet, et cela ne fait que installer un climat de peur à ce sujet, surtout pour les ancienne génération qui ne connaissais pas la pilule, voilà pourquoi je garde souvent un contact fréquent avec mon médecin généraliste qui me permet aussi d’être de très bon conseils !
    creme antiage Articles récents…creme antiridesMy Profile

  3. Pas de miracle, dès qu’on touche aux hormones naturelles, on prend un risque. Reste à bien expliquer quel risque !
    Diane Articles récents…Contraceptif efficaceMy Profile

    • traitement
    Répondre

    C’est ça surtout le gros problème, les rapports sont toujours contradictoires, personne n’est jamais d’accord, un coup sans risque, un coup très dangereux, ensuite ça redevient inoffensif…en fait on joue avec la santé des gens…comme d’habitude…

  4. Il faut faire attention a ce qui se dit ici et la, et vous faites bien d’y répondre.
    Par exemple, 4 femmes sur 5 refusent de prendre un moyen de contraception d’urgence suite à un rapport non protégé par manque d’infos…beaucoup pensent pouvoir devenir stérile, et j’en passe.
    De toute facon il n’existe pas de produit parfait, il y a certes des inconvénients mais aussi des avantages.
    Cependant les moyens de contraception sont nombreux aujourd’hui, il suffit d’être bien informé

    1. Merci pour ces précisions. En effet, il est nécessaire d’informer pour éviter ce genre de « croyances collectives ».

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